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Key Loggers
les Spywares
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Stéganographie
Vers
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DDoS
Le Déni de Service Distribué (DDoS)
Background
Le "Distributed denial-of-service" ou déni de service distribué est un type d'attaque très évolué visant à faire planter ou à rendre muette une machine en la submergeant de trafic inutile (voir fiche DoS). Plusieurs machines à la fois sont à l'origine de cette attaque (c'est une attaque distribuée) qui vise à anéantir des serveurs, des sous-réseaux, etc. D'autre part, elle reste très difficile à contrer ou à éviter. C'est pour cela que cette attaque représente une menace que beaucoup craignent.
Les outils
Pour mieux comprendre le phénomène, il parait impossible de ne pas étudier les outils les plus importants dans ce domaine, qui doivent leur notoriété à des célèbres attaques ayant visé des grands sites sur le net.
Un réseau typique se compose donc d'un maître (point central) et de nombreux hôtes distants, encore appelés démons. Pendant le déroulement de l'attaque, le hacker se connecte au maître qui envoie alors un ordre à tout les hôtes distants (via UDP, TCP ou ICMP). Ces communications peuvent également dans certains cas être chiffrées. Ensuite, les hôtes distants vont attaquer la cible finale suivant la technique choisie par le hacker. Ils vont par exemple se mettre à envoyer un maximum de paquets UDP sur des ports spécifiés de la machine cible. Cette masse de paquets va submerger la cible qui ne pourra plus répondre à aucune autre requête (d'où le terme de déni de service). D'autres attaques existent, tel que l'ICMP flood, le SYN flood (TCP), les attaques de type smurf, les attaques dites furtives, les attaques de déni de service dites agressives (dont le but est bel et bien de faire crasher complètement la cible), ou encore des attaques de type "stream attack" (TCP ACK sur des ports au hasard)...
Certains outils se sont même inspiré des chevaux de Troie (voir fiche sur les chevaux de Troie) qui installent de petits serveurs irc permettant au hacker de les commander via cette interface.
Mode opératoire
Les DDoS se sont démocratisées depuis 2-3 ans. En effet dans les premiers temps, cette attaque restait assez compliquée et nécessitait de bonnes connaissances de la part des attaquants; mais ceux-ci ont alors développé des outils pour organiser et mettre en place l'attaque. Ainsi le processus de recherche des hôtes secondaires (ou zombies) a été automatisé. On cherche en général des failles courantes (buffer overflows sur wu-ftpd, les RPCs...) sur un grand nombre de machines sur Internet et l'attaquant finit par se rendre maître (accès administrateur) de centaines voir de milliers de machines non protégées. Il installe ensuite les clients pour l'attaque secondaire et essaye également d'effacer ses traces (corruption des fichiers logs, installation de rootkits). Une fois le réseau en place, il n'y a plus qu'à donner l'ordre pour inonder la victime finale de paquets inutiles.
Il est intéressant de noter que les victimes dans ce type d'attaques ne sont pas que celles qui subissent le déni de service; tous les hôtes secondaires sont également des machines compromises jusqu'au plus haut niveau (accès root), tout comme l'hôte maître.
La menace provient du fait que les outils automatisant le processus ont été très largement diffusés sur Internet. Il n'y a plus besoin d'avoir des connaissances pointues pour la mettre en place, il suffit de "cliquer" sur le bouton.
Contre-mesures
Il n'est pas évident de se prémunir contre ces attaques par déni de service, car la mise en place du réseau offensif par l'attaquant repose sur le fait que beaucoup de machines sont peu ou pas sécurisée et présentent des failles. Ces failles sont tellement nombreuses et d'autre part il existe tellement de machines vulnérables sur Internet qu'il devient impossible d'empêcher de telles attaques.
Ainsi, si un outil de DDoS est détecté sur un système, cela signifie sûrement que il a été installé sur de nombreux autres systèmes sans être décelé. D'autre part, la présence de cet outil signifie également que le système a été intégralement compromis, qu'il présente sûrement des backdoors et qu'on y a peut-être installé un rootkit (type Adore). Il est donc urgent et nécessaire de retirer complètement cette machine du réseau et de l'inspecter pour éventuellement la réinstaller.
Pour détecter un tel outil, on pourra chercher des noms évocateurs parmi les processus système s'il n'y a pas de rootkit installé et si l'attaquant à laissé un nom par défaut. Ces noms peuvent être regroupés dans la liste suivante (non exhaustive):
Trinoo maître: master
Broadcast: ns
TFN client: tfn
Démon: td
Stacheldraht Handler: mserv
Agent: td
Shaft Handler: shaftmaster
Agent: shaftnode
mstream Handler: master
Agent: server
Trinity Agent: /usr/lib/idle.so
Portshell: /var/spool/uucp/uucico
Alt. Portshell: /var/spool/uucp/fsflush
Il peut être également fort utile de connaître les outils (au nombre de 4, principalement) utilisés par les hackers. Des analyses sont disponibles pour 3 d'entres eux :
* http://staff.washington.edu/dittrich/misc/trinoo.analysis
* http://staff.washington.edu/dittrich/misc/tfn.analysis
* http://staff.washington.edu/dittrich/misc/stacheldraht.analysis
Il existe également un compte-rendu de congrès scientifique sur le sujet qui apporte beaucoup d'idées pour se défendre et récupérer après de tels incidents :
* http://www.cert.org/reports/dsit_workshop.pdf
Le Pushback : une contre-mesure en développement
Face aux menaces grandissantes provoquées par ce type d'attaques, les scientifiques se penchent de plus en plus sur des techniques capables de les contrer; une des plus récentes est la technique du Pushback. Nous ne rentrerons pas dans les détails ici, tous les papiers étant disponibles sur le site ACC and Pushback.
Très brièvement, cette technique a pour but d'identifier les attaques de DoS et surtout de DDoS grâce à des heuristiques, de les contrer en remontant à leur source, enfin de maintenir et de protéger le bon trafic qui souffre également la plupart du temps des congestions engendrées par de telles attaques.
Cette méthode utilise un contrôle de congestion basé sur des agrégats, un agrégat étant défini comme un sous-ensemble du trafic présentant une propriété identifiable. Exemples de propriétés :
* Paquets TCP SYN
* Paquets à destination de X
* Paquets IP dont les checksums sont incorrects
* ...
Le but est d'identifier les aggrégats responsables de la congestion et de les éliminer pour rétablir un trafic normal. Une fois la signature (c'est-à-dire la propriété identifiante, le trait caractéristique de l'attaque) établie, le flux est comparé en temps réel dans le routeur le plus proche de la cible du DDoS. Ce routeur commence à rejeter (drop) les paquets correspondants à la signature et envoie également un message d'alerte aux routeurs en amont sur les brins d'où lui parvient le trafic incriminé. Ce message d'alerte contient entre autres choses la signature qui va permettre à ces routeurs d'éliminer à leur tour les paquets correspondants à l'attaque. Et ces routeurs vont également envoyer des messages d'alerte aux routeurs situés en amont.
Cette technique récursive a pour avantage de pouvoir remonter jusqu'aux sources de l'attaque; elle permet également de décongestionner le coeur même du réseau, ce qui était impossible avec les techniques centrées sur la protection pure de la cible. Enfin, même si une partie du trafic légitime est tout de même perdue, les résultats finaux sont plutôt positifs.
Les chevaux de Troie
Qu'est-ce que c'est ?
Les chevaux de Troie ("Trojan horses" ou "Trojans" en anglais) tirent leur nom de la célèbre légende mythologique. Comme dans cette dernière, ils utilisent une ruse pour agir de façon invisible, le plus souvent en se greffant sur un programme anodin.
Ils font partie des grandes menaces que l'on peut rencontrer sur le web, parmi les virus et autres vers. Pourtant, contrairement à ceux-ci, les chevaux de Troie de ne reproduisent pas (en tout cas, ce n'est pas leur objectif premier). Ce sont à la base de simples programmes destinés à être executés à l'insu de l'utilisateur.
Objectifs
Leur objectif est le plus souvent d'ouvrir une porte dérobée ("backdoor") sur le système cible, permettant par la suite à l'attaquant de revenir à loisir épier, collecter des données, les corrompre, contrôler voire même détruire le système. Certains chevaux de Troie sont d'ailleurs tellement évolués qu'ils sont devenus de véritables outils de prise en main et d'administration à distance.
Mode d'action
Leur mode opératoire est souvent le même; ils doivent tout d'abord être introduits dans le système cible le plus discrètement possible. Les moyens sont variés et exploitent le vaste éventail des failles de sécurité, du simple économiseur d'écran piégé (envoyé par mail ou autre, du type cadeau.exe, snow.exe, etc, etc...) jusqu'à l'exploitation plus complexe d'un buffer overflow.
Après leur introduction dans le système, ils se cachent dans des répertoires système ou se lient à des exécutables. Ils modifient le système d'exploitation cible (sous Windows, la base des registres) pour pouvoir démarrer en même temps que la machine. De plus, ils sont actifs en permanence (car un cheval de Troie est un véritable serveur, il reste à l'écoute des connections provenant de l'attaquant pour recevoir des instructions) mais ils restent furtifs et sont rarement détectables par l'utilisateur. Ainsi, un listing des tâches courantes ne fournira pas d'indication suffisante : soit le cheval de Troie y sera invisible, soit son nom sera tout ce qu'il y a de plus banal ("Patch.exe", ".exe", "winamp34.exe", "winrar.exe", "setup.exe", "rundlls").
Contre-mesures
Du fait qu'ils ne se répliquent pas (contrairement aux virus), ils ne possèdent pas de signature de réplication et ne sont donc pas détectables par les anti-virus, en tout cas à ce niveau là. De plus, les chevaux de Troie n'altèrent en général pas les données vitales de la cible (MBR...) qui sont protégées.
Par contre, comme ils restent des programmes assez répandus sur internet et qu'ils sont rarement modifiés par les apprentis hackers, il est assez facile de les détecter avec les anti-virus actuels qui connaissent très précisément leur empreinte ou leur code. Le problème est un peu plus compliqué lorsqu'il s'agit de programmes dont les sources sont disponibles librement sur internet. Il devient alors aisé de modifier le code et de le recompiler afin d'obtenir un cheval de Troie dont l'empreinte sera unique et donc inconnue des anti-virus.
Si l'on ne peut pas détecter leur présence, on peut essayer de détecter leur activité : un cheval de Troie est obligé d'ouvrir des voies d'accès pour pouvoir communiquer avec l'extérieur. Ainsi, plusieurs ports de la machine risquent de le trahir (par exemple 12345, 31337, etc...) surtout s'ils sont habituellement inutilisés. D'autres chevaux de Troie ont détourné cette faiblesse en utilisant des ports plus communs (relatifs aux services ftp, irc...). Là encore, un utilisateur capable de voir ces ports ouverts doit se poser la question de savoir pourquoi tel service est actif.
=> Rappelons que la commande netstat permet d'obtenir de telles informations sous Linux et Windows.
Du point de vue réseau, il est également possible de détecter ce traffic (services/ports inhabituels) ou l'activité secondaire du cheval de Troie. En effet, il arrive que la cible infectée serve de point d'entrée à l'attaquant pour se propager dans tout le réseau. Pour cela, il devra effectuer différentes tâches dont certaines sont aisément détectables (scan de machines et de ports...).
Dans la majorité des cas, de telles données trahissent non seulement la présence du cheval de Troie mais fournissent également des informations sur son identité, permettant ainsi de mieux l'éradiquer. Il est même possible d'installer par la suite des leures qui garderont des traces des tentatives de connections externes (trahissant l'attaquant).
Cas concrets
Voici les fonctionnalités d'un des chevaux de Troie les plus répandus :
- Accès Telnet
permet de lancer une application en mode texte type "Ms-Dos" ou "Invite de commande" de façon invisible et de rediriger l'entrée/sortie standard vers un port particulier. L'attaquant n'a plus qu'à s'y connecter (via telnet) pour communiquer directement avec l'application.
- Accès HTTP avec un navigateur, supporte le téléchargement et l'envoi de fichiers
permet de créer un serveur web basique dont la racine est celle du disque dur (défaut). Ainsi, un simple navigateur web permet de naviguer dans l'arborescence des fichiers, d'en télécharger et même d'en rajouter.
- Information sur le système distant
- Récupère tous les mots de passe
permet d'accéder aux fichiers mots de passe Windows (pwl et autres) et d'en afficher le contenu. A noter que les mots de passe utilisés pour des connections distantes, partages de documents, etc, sont également récupérés.
- Envoi de boite de dialogue (version Windows) avec réponse de l'utilisateur
permet de communiquer avec l'utilisateur.
- Télécharger/Envoyer/Supprimer/Créer des fichiers
permet d'accéder au système de fichiers dans sa totalité.
- Ouverture/Fermeture des fenêtres actives
permet d'interagir avec le système cible.
- Accés a la base de registre
- Augmenter/Diminuer le volume sonore
- Ajouter des plugins
- Démarrage d'application
- Jouer des fichiers .wav
- Afficher des images
- Ouvrir des documents
- Imprimer
- Fonction keylogger
permet d'enregistrer toute frappe au clavier pour récupération et traitement ultérieur (mots de passe sur le web, mails, etc..). Cette fonctionnalité existe également en version temps-réel : affichage des frappes clavier en direct chez l'attaquant.
- Capture d'écran
permet de visualiser le poste de travail et les actions de l'utilisateur tout en économisant la bande-passante (par rapport au streaming video)
- Capture d'image si l'ordinateur est équipé d'une webcam
opération basée sur l'utilisation détournée des librairies système (COM) qui supportent les webcams. Le résultat est complètement indétectable pour l'utilisateur.
- Capture du son si l'ordinateur/Serveur est équipé d'un microphone
- Eteindre l'ordinateur
- Redémarrer l'ordinateur
- Déconnecter l'ordinateur du réseau
- Dialogue avec l'utilisateur
- Ouverture/Fermeture du CD-ROM
- Inversion des bouton de la souris
- Envoyer l'utilisateur a une URL choisie
- Blocage du clavier
Conclusion
Les chevaux de Troie représentent aujourd'hui un phénomène inquiétant car grandissant. Ils ont changé les règles du jeu, ouvert de nouvelles voies dans lesquelles se retrouvent de plus en plus d'apprentis hackers. Car contrairement aux virus, ils sont faciles à utiliser, accessibles à tous (sans pré-requis en programmation) et très efficaces. En témoigne leur utilisation croisante à des fins professionnelles : prise en main à distance (help desk, etc...), administration centralisée, gestion de parcs informatiques. Bien sûr, la majorité des produits utilisés dans ce secteur restent des produits commerciaux, mais la récente percée de Back Orifice 2000 démontre -s'il en était encore besoin- que les choses changent.
Loin d'en promouvoir l'utilisation, rappelons enfin l'énorme menace que les chevaux de Troie représentent : ces outils sont conçus pour espionner et infiltrer les systèmes. Ils sont furtifs et très difficiles à détecter, surtout tant que l'attaquant ne cherche pas à se manisfester. Et cette efficacité ne se limite pas qu'à leur action; il ne faut pas négliger l'impact médiatique entrainé par la découverte d'un tel programme dans le système d'une entreprise : compromission, espionnage industriel, remise en cause de la politique de sécurité, etc.
Les Spywares
A chaque connexion internet, un utilisateur laisse derrière lui très grand nombre d'informations. Ces traces sont généralement intéressantes mais non suffisantes à un public de professionnels ou d'espions cherchant à obtenir d'autres éléments que ceux techniques laissés en standard. Les professionnels d'un secteur déterminé cherchent à connaître les habitudes de téléchargement de leurs clients, leurs modes de consommations, leurs centres d'intérêts, ou la périodicité de leurs achats par exemple. Les pirates ou espions seront, eux, plus intéressés par le contenu des machines connectées, la réception de ces informations etc ....
Qu'est-ce qu'un Spywares ?
Pour faciliter la récolte de ce type de renseignements, il existe des "Spywaress", en anglais Spywares. Ils se trouvent généralement dans le code d'un programme que l'utilisateur téléchargera innocemment sur internet. Dans la plupart des cas, ces espogiciels sont des "petits morceaux de codes parasite" (routines) intégrés dans le code principal du programme. Dans un même programme, il peut y avoir plusieurs routines parasites différentes, ayant chacune une fonction déterminée. Dans le cas d'un logiciel de messagerie par exemple, il est possible de trouver une routine faisant qu'une copie de chaque email sera envoyée à une adresse déterminée sans laisser de trace dans la boîte éléments envoyés de l'email dupliqué.
La détection de ces routines est très difficile. En effet, plus le logiciel initialement téléchargé est volumineux, plus les chances de trouver les routines éventuelles seront faibles. Il est impossible par exemple à un développeur seul, ou à une équipe d'analyser le code source d'un navigateur internet. Sans vouloir sembler paranoïaque, il est donc important de garder en mémoire que tout exécutable est potentiellement infecté d'un Spywares. En outre, dans certains pays, il n'est pas toujours légal de désassembler un logiciel, (rendre le code source du programme lisible et donc modifiable). Impossible donc en respectant la loi de valider l'intégrité des programmes utilisés.
Dans tous les cas, Spywares aura besoin d'une connexion internet pour la transmission des données. C'est pourquoi ces routines se trouvent majoritairement dans des exécutables prévus pour fonctionner avec internet (logiciels de téléchargement de MP3, films, traducteurs, browsers etc...). Généralement les logiciels libres (freewares) et logiciels d'évaluation (sharewares) sont les principaux vecteurs d'espigociels.
Un outil infecté par un spyware peut représenter une très grande menace pour la sécurité du système d'information infecté. En effet plusieurs routines successives peuvent permettre la détection de mots de passe encrypté et le crackage de ces informations. Il suffit pour cela d'indiquer dans une routine à l'ordinateur de mettre à profit le temps CPU disponible pour cracker le mot de passe à l'insu de l'utilisateur.
Comment s'en protéger ?
Se protéger des spywares n'est pas chose facile. En effet, un anti virus ne les détectera pas puisqu'il ne détaille pas l'ensemble du code des programmes mais reconnaît des signatures au préalable identifiées. De plus, un Spywares n'est pas un virus. Les éditeurs d'antivirus ne travaille donc pas sur ce "marché".
En outre, l'utilisation d'un firewall ne permettra généralement pas non plus la détection des Spywaress. En effet, même si la routine provoque l'envoi d'un fichier par email à un destinataire non désiré la configuration du firewall, sauf exception, n'a pas pour but d'analyser ce qui sort du PC mais à l'inverse ce qu'il rentre. Le firewall n'a donc pas de moyen de savoir qu'un email est émis volontairement ou à l'insu de l'utilisateur. De plus, un firewall ne s'intéresse pas à la nature des fichiers qui transitent mais aux paquets qui voyagent sur le réseau. Il n'y a donc pas de moyen simple pour le firewall d'identifier comme des menaces l'exécution des routines et la passation d'informations. Cependant, l'un des moyens existants pour suspecter un spyware sur une machine est de voir un flux de paquets nettement supérieur aux flux habituel passer via le firewall ou le modem. Mais là encore, c'est très difficile à détecter.
Il existe sur le net de nombreux sites référençant des spywares. Cependant aucun ne peut prétendre avoir une liste exhaustive des Spywaress existants. De même certains outils permettent la détection de logiciels identifiés comme ayant des spywares mais les utiliser ne garantit pas une sécurisation à 100% du PC.
conclusion
il est impossible à l'heure actuelle de surfer en étant certain que nos informations ne sont pas transmises. Il n'existe aucun moyen de s'assurer qu'un ordinateur connecté à internet ne soit pas à même d'envoyer à notre insu des éléments non désirés. C'est pourquoi il est parfois préférable d'utiliser un P.C. public, (cybercafé, université etc ...) si l'on veut surfer en paix sans donner d'informations. Une autre solution peut être dans le cadre d'un réseau d'avoir une machine par service internet utilisé. C'est à dire par exemple un PC dédié à la messagerie, l'autre pour le surf et un troisième pour l'utilisation des services FTP par exemple. Les risques sont toujours présents mais limités à chaque fois aux informations disponibles sur une machine seulement.
Les Key Loggers
Qu'est ce que c'est ?
Les Key Loggers sont des enregistreurs de touches et par extension des enregistreurs d'activités informatiques permettant d'enregistrer les touches utilisées par un utilisateur sur son clavier et tous les évènements déclenchés.
Dangereux, ils ne sont pourtant pas répertoriés parmis les virus, vers, ou chevaux de Troie car n'ont pas pour objectif de modifier quoi que se soit dans la machine cible et permettent simplement l'enregistrement d'informations.
Objectif :
L'objectif des key loggers est d'enregistrer et de restituer tout le travail qui a été réalisé par un utilisateur. Les touches enregistrées permettent effectivement de retracer non seulement le travail courant, mais aussi de récupérer tous les identifiants et mots de passes.
Mode d'action :
Le mode opératoire des Key Loggers est identique, même s'il existe une multitude de Key Loggers différents. Ils sont installés directement par le pirate sur la machine visée, si l'ordinateur n'a pas de connexion internet permettant une installation à distance via un cheval de Troie.
En général, les Key Loggers se lancent directement au démarrage de la machine hôte. Une fois le key loggers lancé, il enregistre au fur et à mesure tout ce qui est réalisé. Dans la plupart des cas, si la machine cible est pourvue d'une connexion internet, le key logger enverra discrètement, à une adresse mail ou à un serveur internet, un fichier, généralement crypté, contenant tous les renseignements collectés. En fonction du Key Logger sélectionné différents types d'écran de configuration existent.
Conclusion
Les Key Loggers sont des outils particulièrement utiles pour les pirates, puisqu'ils permettent en autre de récupérer comme nous l'avons dit les mots de passe et les loggins des utilsateurs. Cependant, ils peuvent aussi être un outil de "surveillance" pour les entreprises. En interne, cela pourrait permettre de vérifier les activités réalisées par les salariés pendant les heures de bureau. Cependant, l'utilisation d'un Key Logger ne saurait être utile sans consentement préalable du salarié. Sur un poste non connecté à internet, l'installation d'un tel outil implique le passage du pirate sur la machine cible. Le meilleur moyen de prévention reste donc la vigilance, ne pas quitter son poste sans avoir au minimum vérouiller son écran, et bien ne pas diffuser son mot de passe de session à quiconque.
Social Engineering
Qu'est-ce que c'est ?
"Illusion is everything" - Bernz
C'est une technique qui a pour but d'extirper des informations à des personnes. Contrairement aux autres attaques, elle ne nécessite pas de logiciel. La seule force de persuasion est la clé de voûte de cette attaque. Il y a quatre grandes méthodes de social engineering : par téléphone, par lettre, par internet et par contact direct.
Par téléphone
Le hacker vous contactera par téléphone. C'est la technique la plus facile. Son but est d'avoir le renseignement le plus rapidement possible. Un bon hacker aura préparé son personnage et son discours. Il sera sûr de lui. Il sera très persuasif dans le timbre de sa voix. Certains hackers ont quelques techniques pour parfaire leur crédibilité, comme jouer sur un magnétophone une cassette préalablement enregistrée de bruits de bureau, ou encore utiliser un matériel qui change le timbre de la voix pour imiter celle d'une secrétaire.
Comment parer cette méthode ?
Si vous recevez un coup de fil d'une personne que vous ne connaissez pas : Ne donnez aucun renseignement. Restez dans le vague, et débarrassez vous de lui : soit vous mettez un terme à cet appel, soit demandez une confirmation par écrit (par fax) de la demande. Par fax, on obtient le numéro appelant, et il est donc facile de l'identifier. Et ainsi, on garde une trace écrite, cela pouvant être d'une grande importance pour déposer une plainte.
Malheureusement, un bon hacker vous aura étudié avant, et se fera passer pour un client, un fournisseur, ou un de vos collègue situé dans un autre bureau dans le cas d'une grande entreprise. Pire encore, il attaquera au moment le plus propice pour lui : par exemple, lorsque le responsable d'un client est en vacances. Il devient très dur alors, de se douter d'une mauvaise intention... Attention aux entreprises qui externalisent leur sécurité informatique...
Par lettre
Le hacker vous fera une lettre très professionnelle. Au besoin, il n'hésitera pas à voir un imprimeur pour avoir du papier à lettre comporant un logo, un filigramme, téléphone, fax, email... Il utilisera très certainement une boîte postale pour l'adresse de sa société fictive.
Comment parer cette méthode ?
L'idéal serait de filtrer tout le courrier entrant de l'entreprise. Pour chaque source inconnue de l'entreprise, il faudrait faire une vérification de l'existence réelle de celle-ci.
Par internet
Le social engineering par internet est semblable à celui par téléphone. Le hacker se fera facilement passer pour un opérateur système, un responsable informatique ou un ingénieur système.
Comment parer cette méthode ?
Comme pour le téléphone, ne donnez pas de renseignements à quelqu'un que vous ne connaissez pas. Mais par internet, c'est plus facile de donner de la crédibilité, tant il y a de noms de domaines et d'adresses emails farfelus. Il n'est donc pas facile de faire la part des choses. Une bonne étude de la gestion de l'extranet et de la mise en place d'une structure matérielle et personnelle adéquate est la meilleure solution.
Par contact direct
C'est le social engineering le plus dur de la part du hacker. Il sera équipé pour que vous n'y voyez que du feu : costard, cravate, très classe, très propre, attaché-case , agenda rempli, documents divers, carte de visite, badge... Si le hacker prend de tels risques, c'est qu'il est déterminé à obtenir les renseignements souhaités. Il sera donc très persuasif.
Comment parer cette méthode ?
Cela est très difficile, car vous avez été directement confronté au charisme du hacker. S'il a réussi, vous êtes persuadé de son honnêteté. Cependant, lors d'une discussion, n'hésitez pas à demander un maximum de renseignements "concrets" (nom de votre interlocuteur, nom et adresse de la société, etc), pour, par la suite, vérifier auprès des organismes compétants l'existenceréelle de votre interlocuteur. N'hésitez pas à téléphoner à la société pour savoir si la personne existe, et si elle est au courant qu'elle vous a vu ces dernieres heures...
Conclusion
Il ne faut pas perdre de vue que le hacker ne se limitera pas à une seule de ces techniques, mais au contraire, utilisera une combinaison de ces quatre méthodes. Par exemple : téléphoner pour obtenir un rendez-vous, confirmer par écrit, et passer une heure en votre compagnie...
Il est important, de la part d'une entreprise, de former le personnel à ce problème. Un bon hacker s'attaquera à la personne la plus faible de l'entreprise, à savoir le personnel non technique (secrétaires, comptables...) et les personnes récemment recrutées.
La paranoïa reste l'arme ultime de ce genre d'attaque.
sécurité test


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